le blog officiel du sieur monsieur

lundi 10 octobre 2011

en un autre lieu

http://blog-monsieur.blogspot.com

 

Pour les cinq ans -grosso modo- de ma présence blogguesque, votre participation active. J'espère vous revoir tous bientôt ailleurs.

Sincèrement vôtre

Monsieur.

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dimanche 4 septembre 2011

Cavaliers de l'Apocalypse

Don Quijote & Sancho Pança.

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Cher Janvier

Cher Janvier

 

 

Tu me manque déjà alors que tu n’es pas parti. Je te sens mourir cependant, je te sens t’endormir et laisser ta place à d’autres, toujours à d’autres, parce qu’aucun d’entre  vous ne peut exister simultanément aux autres.

Cher Janvier je te souhaite le meilleur repos, je ne sais pas où tu vas et je ne peux pas te suivre. Je le regrette beaucoup.

J’aurais aimé te prendre dans mes bras, ou que tu m’enlace ; mais je suis incapable de t’enlacer, et c’est au moment ultime de ta mort, à ton chevet de chose malade, que je te tiens- ou crois te tenir- enfin.

Si je m’endors, tu me contiens totalement, cher Janvier ; et souvent je me suis endormi contre toi, dans ton confortable environnement, fortement calfeutré. Ton sommeil était bleu ou  gris.

Souvent je me suis endormi contre toi et j’ai imaginé être ailleurs, ni avec toi ni avec qui que ce soit d’autre, confondre temps et espace comme une seule et même ligne, fine, déplorable ; mais même dans ces moments de doute je n’ai jamais cessé de t’appartenir Janvier, bien malgré moi.

 

 

A bientôt ;

 

I.D.

 

Dear January

 

 

I already miss you though you’re not gone yet. I can feel you dying however, I feel you falling asleep and leaving your place to others, always others, because none of you can exist simultaneously to others.

Dear Januray I wish you the sweetest rest, I don’t know where you’re going and I can’t follow you. I regret it a lot.

I wish I could hold you entirely in my arms, or that you embrace me; but I’m unable to embrace you, and at this very moment of your death, standing at your bedside, I hold you- or believe that I hold you- at last.

If I fall asleep, you contain me completely, dear January; and many times I’ve fell asleep against you, in your comfortable environment. Your sleep was grey or blue.

Many times I’ve fell asleep and I imagined that I was somewhere else, not with you or anybody else, confusing time and space as if it was one thin, miserable line; But whenever I was doubting, I never stopped belonging  to you, January, reluctantly.

 

See you soon,

 

I.D.

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mardi 9 août 2011

Chasseurs-cyclistes.

Les Chasseurs-cyclistes parcourent le monde en groupe de six à dix personnes, petites communautés de récupérateurs fendant mollement l'air froid de l'Hypnozoïque. Epinglés à l'horizon, ils sont d'absurdes formes arquées au-dessus de guidons fous. Le soir ils campent dans les villes qu'ils traversent, et sur les marchés et les places on les épie avec méfiance.

Mais les Chasseurs-cyclistes sont les seuls à connaître encore les secrets des autoroutes désertés et des routes abandonnées depuis longtemps. Le ciel roule sans joie au-dessus de leurs visages, et le monde entier semble réclamer quelque chose que personne, pas même les Chasseurs-cyclistes, ne pourrait lui offrir.

The Hunters-cyclists travell all over the world by packs of 6 to 10 people, small scavengers communities slowly slicing the cold air of Hypnozoica. Pinned up on the horizon, they are absurd shapes hooked over mad handlebars. In the evening they camp in the cities they go across, and on the markets and squares they spy on them, with mistrust and suspicion.

But the Hunters-cyclists are the only ones to still know the secrets of abandonned highways and disused roads. The sky rolls  over their faces without any joy, and the world seems to claim something that nobody, not even  the Hunters-cyclists, could offer.

chasseurs_cyclistes

Dessin réalisé pour Camille M.A., this drawing made for Camille M.A. 

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Ce dessin fut réalisé à partir d'une idée de Boris Sedikovi, qui s'intitulait "Le cinquime cavalier de l'Apocalypse", This drawing has been made from an idea by Boris Sedikovi, wich was entitled "The Fifth Horseman of the Apocalyps"

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lundi 1 août 2011

Premiers fragments sur l'Hypnozoïque

 

Prélude à la révélation.

 

John Szetla passait du temps à attendre derrière son guichet et il lui venait ces idées de curieuses théories.

« J’adore ce boulot, oui je l’adore et ce lieu est loin de m’être désagréable, avec ses règles absurdes et ses habitants-employés. Tout y est tardif, tout y est rocailleux et tardif. Tardif, c'est-à-dire comme l’ambiance fin de siècle dans laquelle on se trouve, tardive comme le crétacé tardif, ère de volcanisme lent et toxique, une époque d’approfondissement thermique et de repères violement suragencés.  Une époque de séismes mous et de folie. Voilà, l’hypnozoïque tardif est en chacun de nous, comme le blues du lundi matin… suant de son retard, fleurant encore le lit… Ce curieux arrangement de ruines pour toujours plantées sur notre grand champ gris comme des monolithes de land art.

Tardif ou décadent, les conquérants fragiles de la fin du Monde. Une époque tardive n’est pas un sinistre épilogue de douloureuses réjouissances ; l’hypnozoïque est une pause le long de la route ou des routes ou des rails perdues, à l’orée d’une nature curieusement inexplorée, laissée en friche. Un moment d’égarement après un long rêve étrange et un réveil difficile, les quelques minutes au lit après une fausse route d’envergure. »

 

Voici donc les premières ébauches de textes concernant l'Hypnozoïque. Si je me surveille un peu, le texte sera terminé vers novembre 2011 (superstition, sans doute, conduisant l'échénance autour du sombre mois, et surtout de celui-là, 11/11.) Suite à suivre.

Au fait, je ferais paraître des articles -là encore, humble superstition, soyez bons de me pardonner- jusqu'au 200ème, et je m'arrangerais pour que l'ensemble (y compris la migration vers une nouvelle plate-forme) soit finit au quatrième anniversaire du blog.

A tous, merci de votre attention.

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mardi 26 juillet 2011

The Roof is my Ground, la Stégosphère.

Un matin, Marla Zemanova se leva d'un pied assez mal assuré, soit ni bon ni mauvais, mais comme enrobé de tous les matins précédents. Elle se leva et porta son corps jusqu'à la fenêtre de sa chambre du sixième étage, distante de deux mètres de son lit. En penchant son regard vers mars et vers l'air froid du matin, elle vit sétaler en-dessous d'elle l'enchevêtrement infini des toitures, ponctué de loin en loin par les constructions aux toits plats et aux figures lisses. Au fond de sa rétine les toitures luisants ressemblaient aux vagues d'une mer de tuiles. Les rues étroites entre les entrepôts et les maisons à trois étages sillonaient ce territoire rouge. Les cours intérieures plongeaient vers le sol hypothétique. Juste en-dessous d'elle un vasistas se referma avec un bruit sec pour tenir la pluie à l'extérieur: dans son cerveau une fiole de produit chimique se renversa et et elle se mit à imaginer la vie des gens en-dessous du vasistas, en dessous des tuiles, en dessous de tous les vasistas et de tous les toits sans exception.

C'est suite à cette vision que Marla Zemanova commença à théoriser ce qui allait s'appeler LA STEGOSPHERE, entre le ciel et la terre, les espoirs et les délires des humains nichés sur le faîte des toits à deux pentes des villes du Monde.

 

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jeudi 14 juillet 2011

Hypnozoïque

Voici le frontispice d'un ouvrage théorique de sience-fiction. L'ère du Repos, ou hypnozoïque, décrit l'évolution du Monde après un très important cataclysme, vers un univers dominé par une perte progressive d'énergie.

Cet ouvrage sera un court essai théorique sur cette période géologique imaginaire, et établira les règles et les éléments fondamentaux qui la composent. Seront abordés la faune, la flore, la société humaine (incluant culture, histoire, découpage géographique), la météorologie. Avec, derrière ces éléments disparates, la volonté de fonder un socle pour une multiplicité d'histoires et d'intrigues que les acquéreurs du livret pourront écrire de leurs propres mains. En d'autres termes, proposer des outils, un "background", un paysage pour construire une fiction à X mains.

 

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mercredi 13 juillet 2011

Le Cinquième Cavalier de l'Apocalypse

Bonjour à tous

Voici un brouillon pour un autre personnage de ce tarot de Marseille que Boris et moi-même allons réaliser l'année prochaine.

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samedi 9 juillet 2011

The Red Skeleton

"Comme le Monde est petit, ou comme les occurences sont étrangement faites. Bien ou mal faites, mon problème n'est pas là. capacité de détachement. Il n'y a plus aucun espoir de quoi que ce soit. Dans le noir, la piquette ressemble au grand cru, et le picrate est du champagne. Qui se lèvera encore avec plaisir pour ces balivernes?

Blue Monday.

"Oh how the World is small, or how the coincidences are strangely made. Well or poorly made, it's not my problem. Ability for detachment. There is no more hope whatsoever. In the dark, bad wine looks like great wine, and vinegar is like champagne. Who will get up with pleasure for this nonsense?"

The Red Skeleton.

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The Red Skeleton est un personnage de tarot qui prendra place au sein d'un grand nombre d'autres personnages. Je vais, je l'espère, réaliser ce tarot l'année prochaine en partenariat avec Boris Sedikovi.

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mardi 21 juin 2011

à l'intérieur du courrier

 

Voici, voici, voici! La fin du Monde peut arriver, j'ai laissé derrière moi un travail suffisament important pour mourir en paix.

Après quelques temps de recherche plus ou moins effrenée -merci, merci de votre patience!- voici le résultat de mon travail.

Je voudrais remercier les personnes suivantes : F.R., E.Ch., O.V., L.F., A.V.L. (de qui j'ai reçu trois pièces magnifiques en provenance de Hollande), K.M. et I.R.

La forme de cet archivage n'est pas encore très bien définie, c'est pour ainsi dire un brouillon que je vous présente là.

Bonne journée,

Monsieur.

 

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jeudi 26 mai 2011

Ne riez pas

Chers lecteurs. J'envisage sérieusement de changer de plate-forme blogguesque. J'espère que vous me suivrez en nombre. Voici en attendant un petit texte de fiction.

Je suis né -ne riez pas, je ne met dans mes paroles aucune ironie!... je suis né à une époque où les sociétés reposaient sur un seul argument de poids: le béton. ce n'était peut-être pas le seul argument, certes, je vous le concède. Peut-être aussi, le béton était-il pris dans une chaîne inextricable d'arguments de toutes sortes. Mais c'était l'un des plus forts, et le premier que l'on invoquait pour créer des barrières, faire respecter la loi, et, d'une manière générale, trouver des réponses toute faites là où on n'avait que des questions embarrassantes. Des années durant je me suis tu, n'ayant pas l'idée que mes pensées secrètes sur le béton qui rampait sur le Monde puissent recouvrir la moindre importance. Je me suis réveillé un matin et je n'étais pas environné de béton. Il s'était fait discret pendant toutes ces années dans mon entourage direct, et, comme un rat pesant, s'était levé bien plus tôt que moi. Comme sur une dentition mal entretenue, il manquait une rangée de six voitures en contrebas de la fenêtre où j'achevai de m'éveiller; de là je vis ce qui avait fait bouger les inflexibles mécaniques: un panneau d'acier marqué "déménagement", et qui tenait debout grâce à un discret pied de béton. Discret, mais lourd comme un frigidaire sur un terrain vague.

Je me suis rendu compte qu'il nous avait accompagné depuis très lontgtemps, ce béton humble et ironique. Que nos symboles en étaient faits. Qu'il avait quasiment fait la guerre à notre place, ici un peu, et beaucoup, inifiniment plus, ailleurs. 

I.D.

 

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