mardi 26 juillet 2011

The Roof is my Ground, la Stégosphère.

Un matin, Marla Zemanova se leva d'un pied assez mal assuré, soit ni bon ni mauvais, mais comme enrobé de tous les matins précédents. Elle se leva et porta son corps jusqu'à la fenêtre de sa chambre du sixième étage, distante de deux mètres de son lit. En penchant son regard vers mars et vers l'air froid du matin, elle vit sétaler en-dessous d'elle l'enchevêtrement infini des toitures, ponctué de loin en loin par les constructions aux toits plats et aux figures lisses. Au fond de sa rétine les toitures luisants ressemblaient aux vagues d'une mer de tuiles. Les rues étroites entre les entrepôts et les maisons à trois étages sillonaient ce territoire rouge. Les cours intérieures plongeaient vers le sol hypothétique. Juste en-dessous d'elle un vasistas se referma avec un bruit sec pour tenir la pluie à l'extérieur: dans son cerveau une fiole de produit chimique se renversa et et elle se mit à imaginer la vie des gens en-dessous du vasistas, en dessous des tuiles, en dessous de tous les vasistas et de tous les toits sans exception.

C'est suite à cette vision que Marla Zemanova commença à théoriser ce qui allait s'appeler LA STEGOSPHERE, entre le ciel et la terre, les espoirs et les délires des humains nichés sur le faîte des toits à deux pentes des villes du Monde.

 

st_gosph_re

Posté par monsieure à 14:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur The Roof is my Ground, la Stégosphère.

Nouveau commentaire