samedi 1 août 2009

Le Général

Ce matin, le Général s’est levé en grande pompe, et d’une excellente humeur. Il a sauté de son lit dans ses bottes noires, à travers ses chaussettes. Il était de bonne humeur. Tout ce que fait le général a de l’intérêt. S’habiller, par exemple.

J’ai perdu un vélo.

Le Général exulte de joie, transporté qu’il est par une sincère happyness. Toute la journée, il sautille entre les anneaux du jardin, dans des cerceaux rouillés, et tout cela, vêtu en Général.

Ce vélo m’appartiens. J’aimerais qu’on me le rende.

En soirée, le Général est une furie. Il s’introduit sur un bateau et coupe les câbles d’amarrage. Le capitaine lui reproche un tel acte ! Le général ne s’en excuse pas.

Le Général s’énerve. Le capitaine le menace : « Je vais vous envoyer par le fond ! » Ils débarquent le Général en grande pompe.

N’auriez vous pas vu ce vélo ? Il va s’inquiéter, loin de moi.

En chemin sur le retour le Général défait l’armée des Nez à lui seul, et va rendre visite à la princesse. Il chante une très belle berceuse africaine à l’infant de la princesse.

Poursuivi par l’infâme intendant des armées, il est contraint de s’enfuir dans la brousse. Le Général argumente les citrons et les oignons avec l’infâme intendant des armées, qui l’a suivi malgré tout.

C’est un beau vélo. Je lui donnerais ma vie s’il n’en avait pas déjà une propre.

Le Général se dispute avec tout le monde. Il s’échappe par la fenêtre de la caserne : fugue de nuit du Général. Il se sent libre, libre !

De retour au château, le Général met un stylo dans le nez de la princesse. S’en suit une terrible dispute à la suite de laquelle il tombe en disgrâce. Passage d’une grande tristesse : où le Général perd l’estime de la princesse.

Malgré les sérieuses et contraignantes résolutions, le Général traverse un autre moment de tristesse : passage du citron.  Il décidera de se venger de tout le monde.

Je prête souvent des pouvoirs spéciaux à ce vélo. C’est pourquoi j’y tiens.

Le Général prend le control du bateau, et s’introduit dans la salle de bal, où il tombe amoureux d’une bergère avec laquelle il danse comme un fou-fou sur un air de Schubert qu’il ne connaissait pas. Sa joie hélas se mitige : on le met dehors avec toutes ses affaires car il a fait changer le cap du bateau.

Le Général se perd dans le brouillard d’un jour de Novembre, sans que cela n’émeuve personne…

Hélas je crois que je ne le retrouverais plus.

Posté par monsieure à 10:01 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Le Général

    Génial ! Formidable ! Je n'ai rien compris ! Bravo Monsieur !

    Posté par abricot, samedi 1 août 2009 à 11:23 | | Répondre
  • Mais:

    Il y a des vélos fidèles qui reviennent seuls chez leur propriétaire. Patience ! J'ai retrouvé un tournevis comme ça. Mais il fait trop chaud aujourd'hui.

    Posté par Saturnin Abadie, mercredi 5 août 2009 à 11:49 | | Répondre
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