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Huhuhu

mardi 17 juin 2008

Contes du Baccalauréat

Allez, un petit Conte du Réfrigérateur pour tous ceux qui passent le baccalauréat et à qui ça plait pour d'obscures raisons. Joyeux Noël!

"Conte du Bac", in  Les Guerres Bureaucratiques.

La chaleure écrase sans pitié les poux entre son pouce et son index suant et collant.  Sur le ciel gris de l'Ouest de tranchants bouts de ciel bleus lentement s'effilochent, au Sud une tempête noire se profile, à l'Est s'accumulent de sombres cumulus, et les pauvres élèves, écrasés de cette chaleur silencieuse de plomb, travaillent pour leur bac, sous le toit affreux de la salle 842, 4ème étage,bâtiment N du centre scolaire Crustournère.

Le jeune et niais Fabien Colle regarde sa feuille où il a écrit quelquechose. Devant lui, se trouve son ennemi juré, Jean Hoffenori, avec son petit air malicieux, ses yeux cernés et sa bouche désaprobative. Le temps est suspendu dans une affreuse angoisse scolaire et studieuse. Les mots grattés sur le papier, et mille fois répétés, agacent la jeune Fabien Colle.

Fabien Colle va encore écrire un mot. Mais il ne convient pas. D'autre se bousculent à la sortie de son cerveau. Le moite stylo fait des petits bonds comme la plus poisseuse des sardines. Les oreilles lui sifflent. Un gros, derrière lui, ne s'arrête pas de tousser et de se moucher.  Une fille sérieuse écrit sa douzième page avec soin et précaution. Le gros tousse à nouveau, et Fabien écrit encore un mot sur son papier. Près de la fenêtre, un fille, très jolie mais intensément stupide, met son pull chaque fois qu'un nuage passe au-dessus du  centre scolaire, et l'enlève chaque fois que le nuage laisse passer le soleil. Les heures passent avec une horrible délicatesse. Le gros tousse à nouveau, et pousse un petit cri de défis à son gros rhume.  Fabien Colle écrit un petit mot sur sa feuille de brouillon.

L'épidémie semble se communiquer au vieux professeur qui surveille derrière lui, qui pousse un superbe toussotement, auquel le gros répond comme pour se réaproprier ce geste thoracique.

La fille remet son pull. La fille sérieuse termine sa treizième page. Le gros tousse encore, le professeur lui répond, le gros répond à son tour.

Fabien Colle écrit encore un mot et constate qu'il a finit.  C'est amusant, dit il en lui même. Je ne croyais pas être si près de la fin.

Oui ce texte m'a été inspiré par Mr Abricot. Il faut croire que le temps doit être aux examens, où à ceux qui parlent des examens!

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vendredi 14 mars 2008

A quoi bon ruminer sa haine...(2)

Cela va faire un mois que le vol de chiroptères entré en trombe dans l'appartement a ravi le manuscrit de Tout-ce-qu'on-possédait sur Romain d'Autriche. (Cf Archives démentes sur les terroristes/message précédent)

Tout est-il perdu pour vous lecteur victime? Non, j'assume l'enquête!!

Car du fond des Archives une ombre surgit... le  portrait robot d'Alissia, la chef de gang des Chauves-Souris qui en veut au Ministère des Fonctionnaires! Je vous livre cette encre d'un Chinois méconnu (moi)

Chose__trange

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samedi 20 octobre 2007

L'Horloge

Tableau IV

(Note: je reprends mes Contes du Réfrigérateur, à cause de la sclérose formelle de l'écriture. Ouh, mes petits contes du Réfrigérateurs... Dorénavent vous pouvez aussi dire "Les Contes Froids", car il s'agira sous peu, peupeu,  d'un nouveau sous groupe des Contes du Réfrigérateur.)

Personnages: Un chat vieux & miteux, rien que silencieux. Une vielle dame en robe somptueusement défraîchie, verte poussière à motifs végétaux, un long boa plumeux et gris masque son cou, rien que silencieuse. Un enfant, qui s'ennuie. Une vaste horloge. Plus tard: un homme dans la force de l'âge.

Il est tard. Nul ne peut stopper l'horloge démoniaque & politiquement incorrecte qui précipite ce jour d'automne vers une nuit noire et pleine de mystères. La vielle est assise dans un somptueux fauteuil Loui XVIII, d'une couleur vert-de-gris des vieles étoffes. Le Chat et elle, en silence, s'addressent des regards entendus. L'enfant tente de reproduire le rythme de l'horloge sur son cheval à bascule.

SOUDAIN, le temps se déchaîne: une seconde s'est écoulée. Une seconde terrifiante. Le ciel prends en un tout petit lieu un tout petit acent héroïque et tragique. L'horloge sonne un coup. L'enfant écarquille les yeux. Le Chat bouge un peu sa tête. Un homme dans la force de l'âge passe la tête à travers l'encadrure de la porte et annonçe: "Le dîner va être servi". Mais tandis qu'il disparaît, le miracle n'en finit pas! Imperceptiblement, comme sans le faire exprès, sans en référer à l'Olympe, la vielle change le rythme de sa chaise à Bascules. Elle sait, mais ne le dit pas, qu'il va, doit et peut se passer quelquechose, à l'instant, dans un instant... Quelque chose de terrible. "Ca" s'annonce et "Ca" va arriver*. Bientôt ils ne serviront plus à rien, et plus rien ne servira plus à rien. La vielle addresse un regard appliqué au chat. Celui ci a également sentit que l'apocalypse allait survenir. Les arbres du parc sont agités d'immondes ondulations. De la forêt vient un ronflement qui semble s'amplifier. Ce ronflement vient de la forêt vers la maison. La vielle dame pose son tricot, prédisant l'arrivée imminente d'une chose terrible. Le chat l'a vue faire, et malgré tout reste comme un sphynx  sur le vaisselier.  L'Horloge continue de Tictacquer d'un air diabolique. Le Ronflement en provenance de la forêt semble prendre des proportions gargantuesques... Peut être suffisement grandes pour absorber la maison toute entière... Il semble à présent que le temps, le vent et tous les éléments prennent un élan magisrtal pour fondre quelquepart, ou pour se préparer au pire... Il n'y a plus de doute à présent, l'Horreur va surgir dans la minute... Une chose terrible. Déjà les anciennes prophéties font profile bas et on peur des nouvelles, celles qui arrivent. Plus personne ne saurait l'enpêcher, elle arrive, Elle est là... La vielle dame dresse son nez sec et écoute. Le chat l'a vue faire, mais garde malgré tout  son étrange position de sphynx hiératique. Le gamin ne fait plus rien, il a perdu le rythme de l'Horloge. Il en semble tout catastrophé. Le ronflement venant de la forêt prends un dernier élan. Le ciel se couvre et la maison s'assombrit. Le sol bouge imperceptiblement. Ca arrive! C'est là! Elle est là! Le ronflement prend un dernier élan... Les feuilles tendent, le ciel mugit, les meubles craquent et se resserent, les humains craignent et font silence...

Et Ca arrive. Dix-huit heures, six coups.

Un léger silence vient juste après les six coups, puis la vielle reprends son ouvrage, le chat reprends le lavage de sa patte, l'enfant retente de reproduire le grincement de l'horloge sur son cheval à bascule.(naturellement, le cheval ne hennit pas. Pensez-y.) Un homme passe sa tête dans l'encadrure de la porte et annonce "Le dîner va être servi".

Fin du TableauVI

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samedi 13 octobre 2007

John à Heksos(suite& fin)

J'ai dit que j'allais me faire violence en vous donnant à lire la fin de Johneries du pr. John; ce sera chose faite dans quelques instants.

Mais avant, j'annonçe que.... je conseille à tous les lecteurs la "Boitamou", ce blog libre de tout qui préserve l'anonymat et vous permet... de ne rien faire. Je vais la rajouter dans mes liens, lienlien. Bien . Envoyez la musique...

Sébastien était grand & maigre, d'une grandeur encore amplifiée par un impressionnant haut-de-forme noir et taupé qui rasait ses yeux. Ses yeux que d'ailleurs on ne voyait pas, cachés sous d'affreuses bésycles noires: ce monsieur craignait la lumière trop vive du soleil. Une redingote noire à col montant le faisait ressembler à un sinistre corbeau. Son visage pâle comme du papier à lettres était fendu d'une bouche qui ne dégageait aucune insanité, puisque le malheureux était muet.

Son frère jumeau lui ressemblait en tous points, quoi qu'un peut moins maigre peut être, et le visage plus rigide. Lui parlait, et c'était une horreur: forte aigue, celle des monstres dans les filmographes, un peu comme s'il respirait constamment un indiscible hélium.

L'instant qui permit à John de détailler les deux commis leurs offrit à la vue une scène de genre cocasse: Dans une chambre meublée avec goût, trois hommes s'ennuyaient: l'un lisait au fond d'un fauteuil, un autre, couché parmi les coussins, jouait à être un chat, et le dernier leur avait ouvert le battant à rideaux verts.

Ce bref tableau nous renseigne donc sur les inclinations philosophiques de ces trois hommes qui vivaient dans cet exquis appartement; de vrais épicuriens, jurant sur le mystique & sur l'élevé. Ils avaient du reste fait  partie du "club des Illuminés," association de personnages étranges & biscornus au possibles qui échangeaient en des lieux secrets moult théologies, philosophie complexes profilées comme eux.

Il advint bien des choses étranges* après que Martin, Otto et John  eussent été chassés de la ville par les deux commisssaires. En tous les cas, ils parvinrent aux pieds des Murs à la mi-janvier. Le pieds des murs est une vraie calamité, lorsqu'on y croise quelqu'un, c'est un des pires fous, ceux qui donnent à leur folie l'appui d'une réfléxion solide. Ils vont, ils viennent, déplacent leurs corps étiques de fatalistes péripatéticiens, assénant  aux passants cez qui a macéré dans leurs esprits morbides. Il faut en parles en détail.     Parmi tous ceux qui vécurent au plus mal la fermeture définitive de l'Urbanika sur le monde, il y avait deux groupes de philosophes principaux: les Quiets et les Inquiets. Les Inquiets moururent tous dans les années qui suivirent, assassinés, suicidés ou tout simplement évaporés. Les Inquiets croyaient qu'il y avait un moyen de franchir les murs, et vivaient des vies d'ermites mécaniques, le regard porté vers par-dessus les murs. Ils ruminaient de la physique, de la logique formelle, des mathématiques et de la mécanique, à la recherche de la manière de voler. Ils ne s'intéressaient par contre pas du tout aux gens, ni à leurs vies. Ils sont les auteurs de tant d'ouvrages navrants tels que "De la Vérité",  "Du rêve de l'homme", "Du Vol". Ouvrages qui du reste ne parurent jamais dans la capitale, vous pensez bien...

Les Qiets, eux, étaient aussi nommés "Résignés". Cette doctrine prédisait qu'il serait impossible de franchitr les Murs. Les gens là se firent si convainquants, que beaucoup de citoyens cessèrent de lutter, trouvant sans se le dire vraiment que ce n'était pas plus mal, que le monde avait simplement changé de limites. Les Quiets trouvèrent leur raison d'être en déambulant le long de la muraille: ils rabattaient les ardeurs de tout sot pensant que l'on pouvait sortir.*

Ainsi, l'on  ajouta à la solidité de l'édifice une solide croyance en son indestructibilité, et en le mal fondé du monde au-dehors.

John, Martin & Otto n'étaient pas des héros, pour sortir ils usèrent d'une porte, et cela leur sembla fort naturel. Ils furent à peine déçus du paysage outre mur.

Il est important de noter que, à l'origine, John n'avait pas eu l'intention de sortir  de la terre ceinte. Ils étaient venus en touristes, assez stupidement, voir comme tant d'autres les Limites du Monde Connu.

Quand, plus tard, John se rendit compte de la grandiosité de son acte,-c'était dix ans après à Tiktograd- il l'assimila à son passage chez M. Hamilcar. En réalité, il ne fit qu'être balancé par le hasard vers la seule porte que les Quiets avaient négligé de garder: la porte HHHHaute...

La potre haute était une porte ordinnaire. Elle était laide, mal faite, une porte de service; rien à voir avec les portails grandioses des grandes entrées. On montait à travers l'épaisseur du Mur par un petit escalier esquinté, humide et sombre. Le pavé est inégal, des vandales et des vauriens traçèrent des signes caballistiquessur les murs au crépit blanc. On débouche alors sur  un petit escalier de bois qui  longe le mur de l'autre côté, et qui mène à la nation libre de l'Erteneara. Bien sûr, John ne savait pas  encore qu'a Tiktograd, il allait devenir fou, mais il reste cependant ce genre de héros stupides qui s'est rendu les honneurs sortant d'un monde bizarre.

*1: Voir: "Entrechats, Sarabandes & Devenir des amis de John, ou pourquoi Otto finit par disparaître" (édition Plon).

*2L'intégralité de cette situation étrange est détaillée dans le "Stupidicon" de Chocrate (éditions de l'antique décorateur d'huîtres molles.

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dimanche 7 octobre 2007

John à Heksos

Martin qui le reconnu aussitôt. Ils convinrent  que John vivrait chez eux aussi longtemps qu'ils le désireraient*.  Ils marchèrent dans les ténèbres vers la maison de Martin, au troisième étage d'un brillant Haussmannien (qui, vu que c'était la nuit, ne brillait pas du tout). Il y passa quinze jours de son existence. Le trois Janvier, il y eut un coup d'état: le gouverneur d'Heksos fut renversé par le lapin vautré dans sa chaise de poste*,qui, ayant reçu des blessures de sa rencontre avec John, gagna tout naturellement le coeur et la compassion des concitoyens. Hélas, ce lapin avait de la rancune et une mémoire vindicative; lors de son accession au trône, il fit chasser John, Martin et Otto de la vile, dans les circonstances étranges qui suivent.

C'était le trois janvier, vers quatre heures de l'après midi. Martin examinait un ouvrage d'anatomie comparative & désintégrale, Otto lisait d'autres choses. John les regardait faire, mais se gardant de toute intervention: ceux qui le connaissent peuvent attester  qu'il n'entre en activité intellectuelle qu'à la nuit tombée. Le silence est magnifique. La lumière est pâle, atténuée par de lourds nuages hivernaux. Blanc sur les façades, valses blanches dans les nues, noir, & noir d'allumettes des intérieurs & des troncs. Tout cela est pesemment silencieux.

Sur la porte on donna des coups secs et répétés de cannes à pommeau d'argent. Otto n'infligea pas à la paresse de John la souffrance de s'extirper du complexe amas decoussins orientaux, et alla ouvrir. C'étaient deux hauts hommes sinistres. Ils étaient les fort connus "Commissaires jumeaux", Sébastien et Max, que cette partie de la ville avait très vite reconnu et détesté. Ils toisèrent un long instant le pauvre Otto, lequel long instant fut mis à profit par les autres pour détailler les deux individus.

*1 ce n'est pas une erreur, c'est bien les personnagres qui décident combien de temps John reste.

*2pour cette histoire en détails, se référer aux "Mémoires du Lapin Vautré dans sa Chaise de Poste."

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mardi 2 octobre 2007

John à Heksos.

(oui, on m'a fait la remarque, vous n'aviez plus de nouvelle de John. Mais c'est entièrement de votre faute, non?)

blanches, des hommes à moustache portant leur quarantaine avec un air dégagé.

L'humble petit psychanaliste s'appelait Hamilcar,et avait une tête de chat: globuleuse, pensive, parfois anxieuse. Il grattait souvent les restes de sa chevelure, peut être pour se donner un air.

Les murs étaient tapissés de livres. Ces livres traîtaient de tous les aspects de sa science, en long, en large, de bied. On distinguait quelques ouvrages d'occultisme, de médecine ou de benoîteries gastronomiques.

Voilà donc de quoi croquer rapidement le psychanaliste: petit, courbé, imprimant à ses vêtements les saillies de ses os. Un tout petit regard intelligent se perdait en trajectoires diverses & cassées à travers de lunettes à triple foyer.

Il hébergeait ses deux soers, de vingt ans moins âgées que lui, car il était considérécomme ayant au mieux réussis sa vie, et le plus apte à ne pas laisser ses pauvres soeurs tomber dans une maison close. Elles se prénommaient Zélade & Hystère. Il y avait un vieux chat assis sur le divan de consultation, qui tentait de résoudre seul ses problèmes, et qui ne répondait pas à son nom, Sylvestre. Il y avait aussi un chien presque mort, qui buvait les paroles du chat, et qui n'entendait pas son nom, Sàbaka.

John paya pour trois séances et deux pensions. Le couvert était chaleureux bien que misérable, le gîte humble et délicieux.

Il recouvra un peu de raison quand il dû partir. Hamilcar, Zélade & Hystère le saluèrent; Sylvestre fit une moue, et Sàbaka nota cérémonieusement la réaction de Sylvestre, peut être pour la réutiliser plus tard.

C'était un soir de Décembre. Il neigeait. John se vêtit, et coula dans a nuit feutrée comme un chapeau de feutre. Tous les resplendissants angles de lumière confuses l'émerveillaient: là, là et là étaient des raisons d'ouvrir les yeux sur les ténèbres.

A présent il lui fallait un toit.

Dans la rue, il trouva bientôt Martin Géatf et Otto von Krup qui marchaient près d'une rangée de becs de gaz. Cette vision mystique l'éblouit, et il prit le parti d'aller à la rencontre de ses amis d'enfance.

Il failit, dans samarche, renverser un usurpateur au trône d'Heksos, qui était  un lapin blanc énorme & avachis dans une chaise de poste, mais parvint à

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vendredi 28 septembre 2007

Les Concontes du Conconteur

Bienvenue dans ce nouveau coin des livres. Maintenant, pour que vous patientiez avant que j'ai retrouvé la mémoire au sujet de John, d'Heksos et des psychanalistes, un petit tableau que j'avais écrit en Août.

"LES CONQUERANTS DE L'IRRATIONEL"

Ah, alors, il va cesser! dit M. Lusitanius en rejetant le manuscrit. Ah, alors, c'est trop, trop bon. Il est fort, assurément.il dresse l'oreille comme un rat, pour épier la venue de l'Auteur. L'auteur ne vient pas.

-Ah, alors, vas-t-il cesser d'être aussi bon? dit M. Lusitanius en jalousant le manuscrit. Cela fait des heures qu'il lit les feuillet épars et jamais publiés de l'Auteur. Il n'a jamais été aussi fébrile. Lui qui, d'habitude, respecte le talent!! Mais en réalité, comment respecter le talent des vivants, des proches, leur suffisance, leur complaisance!

-Non, ce n'est rien cela. ce n'est que pur style; mais le style est trompeur. Je dois être capable d'autant de fioritures.

Oui, pourquoi pas lui? Après tout, ce qu'il y a devant lui n'est qu'un pur assemblage de mots. Ces mots, il aurait pu les trouver. Ces mots, ces satanés mots, ils sont tous à leur niveau, à son niveau. Il n'y en a pas un d'inconnu, ça non.

L'horloge sonne une heure. Dans 'étage d'au-dessus, l'Auteur dort en parlant. Lusitanius regarde par le couloir, mais la nuit ne vibre pas, car rien ne vibre habituellement à cette heure de la nuit. L'Auteur a cessé de parler dans son sommeil.-Je suis capable d'autant de zèle littéraire, dit il tout bas en rongeant sa haine dans des attitudes romantiques. Je peux moi aussi évoquer les choses qu'il a dites. Je suis, moi aussi, un Conquérant de l'irrationnel. Il regarde dans deux direction qui sont sans doute opposées.

-Ah, ah! Mais, lui n'aura pas tout ce que j'ai. Moi j'ai lu ce qu'il a écrit. Il n'a pas un point de vue objectif sur ce qu'il a fait, dit il en interrogeant les ombres. Ah oui!! c'est un plus, un extra, moi j'ai plus de culture. Je n'ai qu'a...

Un bruit venu d'en haut, peut être un grincement, le fait sursauter, puis se rasseoir. Ce son s'est perdu dans le temps.

-...découper... Pour voir ce que je ferais avec ce qu'il a. Ça c'est une idée.

Il mutile le texte avec de grands ciseaux, et pose après une heure de travail un tas de confettis devant lui. Sur chaque confetti, on voit un mot soigneusement calligraphié.

-Ah! Quelle inventivité... Ah, quelle vilenie! J'y suis.Voyons... "Martin"... "se"..."promenait"..."dans". Le silence perce encore la nuit de ses paroles."Les"..."Allées".

Le silence pèse de tout son poids sur son forfait, alors qu'il assemble les mots.

-"Du jardin". En voilà une belle phrase. Par tous les Dieux fossiles, c'est une belle phrase. Il tire un carnet, son carnet chétif, et note son oeuvre. Il a alors un intense et sans doute exagéré souris de satisfaction.

-En voilà un beau forfait. Et un concept... Peut être... Oserais-je... Peut être... Je vais continuer sur cette lancée.Je vais essayer avec... Ah oui... Pourquoi pas... Le talent des morts? Où est-il celui là...

Les confettis s'envolent comme à la fête, et alors il porte un regard fou sur l'intégrale de Victor Hugo, qui dort pesemment sur l'étagère. Elle ouvre un oeil, pour apercevoir M. Lusitanius armé de grands ciseaux...

                         fIN

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dimanche 16 septembre 2007

John à Heksos

(On m'a fait la remarque: faites attention, ne pas lire le titre suivant: "De John à Heksos", Heksos n'étant pas une personne ou un état mental dérivé du nom d'un psychanaliste, Heksos est une ville. Gare!!)

Donc;

sa seule raison lui conseilla d'aller à Heksos: On disait que là-bas, étaient des psychanalystes. Fous, certes, comme les autres, mais qui, avec leur sens inné du dialogue, enclenchaient pour beaucoup-et contre rémunération parfois bien loin d'un salaire de souffleur de verre-un retour à la raison. John pensait mathématiquement que, tel que ses parents l'avaient fait, et tel qu'il était devenu -c'est à dire à moitié fou-, qu'il redeviendrait totalement lucide. Il ignorait cependant que la moitié d'une moitié était un quart, et que les plus éclairé des philosophes, passés entre les mains des plus éclairés des psychanalistes, gardaient un fractal morceau de folie. Certes, de plus en plus petit; mais toujours existant.

Mais les plaines qui entourent Heksos sont effroyables... Plus au Nord en étaient de plus effroyables encore, mais en Urbanika, il n'y en avait pas de plus terribles. Au loin on voyait les Murs, cette présence à laquelle chacun avait assimilé les limites de son propre cerveau. Vers le Ponant, une barre grise et mauve de nuit: les Docks Huileux, et la Mer Industrieuse.

Une mégapole apparut pourtant au loin, après des jours de marche. C'était Heksos, la plus grande ville du monde, et la plus noire.

Mais là étaient aussi les bureaux marquettés aux beaux meubles Louis XVIII, où s'ébattaient et débattaient les Psychanalistes.

Ce métier plus qu'ailleurs s'était rendu indispensable et la Caste Psychanalitique avait après la fermeture de l'Urbanika sur le monde gagné nombre d'adeptes.

La plus grande renommée en cette matière était Laurence Freud, qui avait étudié avec le professeur Estropal, qui lui même avait étudié avec Socrate, qui lui même tenait son savoir du Chat suprême, qui lui même s'était vu infusé ce savoir au cours d'un mémorable miracle par Newton Abrassoul, qui lui même, etc.

Cependant, en arrivant sans le sous pour ainsi dire, John ne put s'offrir qu'un piètre et et pâle petit bonhome. En regardant par les trous des cathédrales, il vit le monde qu'il allait quitter un mois plus tard, et le trouva élégant & scincère. C'étaient, au loin, des barres grises et sans style,à l'air grave & éternelles; Proche, des Haussmanniens sublimes avec un petit air impérial. Il y avait  tours et clochers aigus, qui crayonnaient la ville d'accents baroques et praguiformes, à l'Est, on voyait de noires usines en brique, les toits comme sortis d'une chaîne de montage. Dans les rues en contrebas, un air de "Belle époque"; des dames aux

Ah, la Prochaine...

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samedi 15 septembre 2007

John à Heksos

Aujourd'hui, une fiction à propos du personnage que TOUT LE MONDE  voudrait incarner, et qui est aussi célèbre par ses amis que par son caractère vide et sans spécificité, qui pourtant n'est pas dans dans un nouveau roman, mais sur un roman qui n'est pas paru, à cause du fait que je ne l'ai pas écrit, j'ai nommé Marcel Proust.

Non.                                                                                                                                                                                       

J'ai nommé John.  Première aventure de John, après qu'il ai perdu la mémoire, et qu'il se soit transformé en un personnage de Nouveau Roman.

(On me demande à l'instant si John fut un personnage de roman naturaliste. En réalité, il ne fut rien avant, rien de classable. Disons simplement qu'il classait des livres à la Bibliothèque principale e la ville de Navum.

Après avoir frénétiquement tambouriné sur la porte de fer, et su une fois pour toutes que ses parents lui avaient menti, John déambula dans la dérisoire direction du Méridian.  Seulement plus tard, il devait être connu comme celui-le seul avec Martin Géatff- à avoir pu s'échapper du Saint Empire de l'Urbanika.

Dans le Désert aux Fous,

Oh et puis non, vous saurez la fin la prochaine fois.

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