vendredi 26 juin 2009
In Wonderland
Je viens de finir un livre que je lisais cette semaine; le titre de cet ouvrage connu est "Alice's Adventures in Wonderland", en version originale s'il vous plaît. L'intérêt de cette note en passant se confond d'une part avec le majeur intérêt du livre du Reverend Charles Lutwidge Dogson alias Lewis Carroll, d'autre part il provient de l'édition du livre que j'ai lu, "My Penguin-Fiction", qui permet à son possesseur d'en dessiner la couverture. C'est ce que j'ai fait, voilà.
D'autre part. Je conseille à tous ceux qui le voudront de lire ce livre et les autres en version originale, en paticulier pour la puissance que perdent les chansons à la traduction. Il y a un grand nombre de chansons dans ce titre, mais qui évoquent davantage des poèmes de Poe que des des comptines pittoresques. Cela tient à une tonalité résolument cruelle, et à un métrage dansant, court et rapide.
On rencontre aussi une Duchess qui chante pour son enfant en ponctuant chaque vers de cris et de coups:
Speak roughly to your little boy,
And beat him when he sneezes:
He only does it to annoy,
Because he knows it teases.
En Français, ça donne: " Parle durement à ton petit garçon, et bats-le quand il éternue; Il fait cela pour déranger, car il sait que ça agaçe."
en lisant tout cela, j'ai découvert des aspects de l'oeuvre que n'avait pas pris en compte mon adaptation préférée, pourtant géniale: "Alice" de Jan Svankmajer.
lundi 22 juin 2009
Les Mathoeufs, leur Cerveau
Nombreux sont les savants qui, durant de longues périodes historiques, ont tenté d'éclaircir l'extraordinaire obscurité formant autour de la question du cerveau des Mathoeufs un impénétrable voile. Ils luttaient de toute leurs forces contre les préjugés les plus abscons (mais littérairement souhaitables) émanant des croyances populaires, parmi lesquelles celles qui clamaient que le mathoeuf était creux et contenait de l'air chaud. Les gens qui disent ça, n'en ont jamais ouvert un.
La tête du Mathoeuf est une cavité osseuse indépendante et étanche, de laquelle partent cependant quelques canaux mettant en relation l'âme (supposée) au corps. Ce corps caverneux est remplit d'un épais liquide que l'on nomme "liquide sémantique", dans lequel nagent des cellules libres munies sur chacune de leurs faces de cils sensibles à tout ce qui peut entrer en contact avec elles. Le rôle de ces cellules nerveuses est encore très mal connut. Cependant, leur comportement et leur conformation générale n'est pas sans rappeler celui des neurones humains rencontrés dans les aires liées à la parole. Ces cellules très fines sont mises en contact avec d'autres, plus épaisses, reposant normalement à cause de leur poids au fond de la calotte crânienne, et appelée "Corps neuronal sec". La chaleur corporelle du mathoeuf, en se transmettant du corps à l'os, agite le liquide sémantique de mouvements fluides très complexes, desquels dépendent des rencontres fortuites entre corps neuronal sec et cellules cognitives. Plus les cellules libres sont connectées en nombre au corps neuronal sec, moins le Mathoeuf peut réfléchir clairement. En d'autres termes, l'intelligence des Mathoeufs dépend d'un nombre réduit de connexions. Les cellules du corps neuronal sec sont des centres de traitements, de classement et de regroupement des influx énergétiques qu'envoies les récepteurs sensoriels du Mathoeuf. Si le mathoeuf est exposé à une température trop élevée, les connexions sont plus nombreuses, car le liquide est agité de mouvement plus rapides. La part mystérieuse de cet admirable système est que le Mathoeuf doit comprendre le monde qui l'entoure grâce à un système qui repose sur des rencontres entièrement fortuites. Certains pensent qu'un tissu très fin fait sans cesse la connexion entre chaque cellule. L'existence d'un tel tissu n'a jamais été attestée.
En des temps barbares, on s'émerveillait des littéraires parallélismes entre le fonctionnement de ce cerveau et celui de la théière. Et, naturellement, on attribuait des noms et des capacités amusantes à certaines parties du cerveau. Le corps neuronal sec était nommé "Partie destinative", et elle contenait prétendument le destin du Mathoeuf et de ceux qu'il connaissait. Il y eu de grand massacres, appelés plus tard "Génocides du Destin". Les Mathoeufs, eux, n'ont pas besoin de destin; ils n'ont pas de croyance en un "sens de la vie".
mardi 16 juin 2009
De l'art de rendre de petits hommages journaliers et blogguesques
Le fanard n'est pas une volonté farouche de classer et d'ordonner les plus beux spécimens du visible. c'est davantage de l'orgueil partagé entre un sujet dessinant et un sujet glorifié.
Voici un Fanard sur Adam et Eve. C'est moi qui l'ai fait.
Cioran
Nombre d'entre vous, parmi lesquels le respectable Abricot, et le respectable Parti Mou, parlèrent à plusieurs reprises de l'auteur Emil Cioran. Ca a finit par m'agacer et j'ai couru chez le libraire pour en savoir plus. Enfin, je n'ai pas vraiment couru. J'ai marché plus précisément, jusqu'à un lieu qu'on apelle Diogène et qui est le plus vaste vendeur de livres d'occasion de Lyon. J'ai acheté (hors de prix) une édition du "Précis de Décomposition" de 1949, parce qu'ils n'avaient rien d'autre. Les arrivages sont pour le moins hétéroclites. Dont voici la première de couverture:
Dedans j'ai mis la main sur deux étranges petits documents:
ainsi que ceci:
Où l'on constatera que le précédent possesseur de mon livre, en plus de dessiner (mal) et de semer ses dessins partout, était BELGE, ou avait séjourné en Belgique en lisant du Cioran.
Tout à l'heure je vous enverrais un véritable Dessin.
dimanche 14 juin 2009
Lavabo
Voici un conte du Réfrigérateur écrit un soir de pluie pas loin de Truro dans les Cornouailles, à la fin d'un long banquet (35m).
LAVABO
Ce bonhomme... n'a jamais aimé parler de lui, et c'est peut-être en cela qu'il fut quelqu'un d'extraordinnaire. Si, sous l'insistance de ses amis, il lui arrivait de le faire, c'était avec un dégoût désintéressé, ou une humilité rebutée. Un soir qu'il partageait avec ses amis un pauvre repas dans un pauvre restaurant, je lui faisais remarquer pour l'embêter ses mains sales. Il avait mangé ses moules avec les doigts, et les laissait sécher dans le jus épais et iodé en les regardant d'un air anxieu. Personne dans notre groupe ne lui indiqua les sinistres toilettes. Nous étions suffisament habitués à ses curieuses habitudes hygiéniques, et à sa curieuse peur des lavabos.
Un soir d'hiver il nous avait dévoilé cette terreur d'enfance encore bien vive et immaculée, qui l'étranglait et le faisait se tordre d'inconfort. A tous, cela nous avait paru désuet. Reste que son inconfort à lui, par effet d'amitié, ou à la faveur d'on ne sait quelle emprise de l'inconnu, se communiqua à nous. Il ne fit qu'un récit partiel et décousu de cet ancien cauchemar, que nos imaginaires respectifs remplirent de bruits et de couleurs, héritières de nos lectures horribles et naïves. Les poigs entre les jambes, le nez dans sa soupe, ce famaux soir où nous l'avions pressé avec une insistance méchante de nous raconter son histoire, il avait alors commencé d'une voix claire et franche, quoique fragile, comme celle d'une grenouille dans une canalisation.
"C'était il y a longtemps, à l'époque de l'enfance où on cesse de vous accompagner aux toilettes. Il n'y avait que cette salle d'eau de porcelaine crasseuse, peuplée de monstres béants et humides, que je craignais encore de visiter seul. Ils ressemblaient toujours à des bouches géantes, percées le plus souvent d'une cavité circulaire noire, toujours humide, qu'entravait des formes métalliques. Quelques écrans verts aqueux attrapaient la lumière sans raison apparente. Et partout c'était l'infâme couleur, ce blanc de craie lustré et râpeux, délavé en des variantes sales, noires, quoi qu'imperceptibles formant lignes stratifiées, cette matière rigide et fossile de liquides passés, victimes sans cesse des même déluges.
Mais il y avait pire. Oh oui il y avait pire. Le plus atroce des monstres était le lavabo. Le torrent des liquides qu'il avalait par sa bonde unique faisait en s'écoulant dans ses entrailles des sons creux et gargouillants, toujours les mêmes. Il y avait en son coeur un nombre déraisonnable de tubes et de syphons qui, en se remplissant ou en se vidant, hurlaient leurs bruits digestifs.
Et ces bruits noirs, mouillés, bruits d'indicibles crimes d'égorgements, bruits de machines fonctionnelles et besogneuses, résonnaient comme une musique horrifique! Mais le cauchemar ne prit pas fin. Il fallut que plus tard mon esprit apporte à ces superstitions les plus affreuses des imaginations. Subitement et par un superficiel soucis d'éclaircissement, cet égout se peupla de choses bloquées dans les canalisations. Les sifflements et ces bruits d'aspiration, de succion, furent doués d'une vie bien plus grouillante.
Vie grouillante dont l'âge d'homme ne put se débarasser. Au contraire il en fit une malédiction. L'horrible lavabo resta, invicible fantôme, comme un lourd fossile sur une étagère. Son image abhorrée, et ce son, ce son execré, fit naître cette ridicule folie dont vous me voyez aujourd'hui affligé." Sa voix avait prit le ton faible du secret.
Nous aurions ris à gorge déployée cette nuit-là, d'autant que ce récit ne fut pas raconté en ces termes romanesques, mais plutôt avec des mots simples et hésitants. Au lieu de cela, chacun avaiut recu et médité un peu la pensée, essayant de fixer une invisible et dérangeatnte vérité, qu'on voyait tantôt claire et tantôt incompréhensible, tantôt de notre monde, présente et vivante, tantôt d'un autre.
mercredi 10 juin 2009
Pièces de réflexion
Le monsieur au chapeau n'a pas peur que ça lui fonde sur le haut du crâne quand vient la pluie.
Il pleut de partout, même entre les immeubles et sous les arbres. Beaucoup ont peur pour leurs appareillages de voyages: cols amidonnés, bannières, chapeaux, valises. Mais pas lui! Le bonhomme au chapeau fuyait d'un pas leste toutes les faces catastrophées, toutes les trognes renfrognées. Lui n'a aucune peur de la sale pluie du ciel: au séchage son manteau n'en sera que plus fier, plus raide, humecté qu'il sera par l'inondation. Son chapeau que la raison lui aurait interdit par un temps d'intempérie ne saurait craindre l'eau: toute la colle, utilisée lors des nombreux chantiers sur le couvre chef, se diluera dans le liquide, et en séchant pénétreras et réunira entre elles les fibres les plus intimes dans la construction de la masse feutrée du chapeau. Couches et strates se tasseront, se cartonneront en matière dense et solide. Et plus il s'imbibe d'eau d'évaporations, plus l'homme en dessous est heureux, et claque joyeusement des dents.
Les d'éphémères sont plombées par le poids des gouttes . Les images issues des impressions d'ordinateur abandonnées sur le goudron voient les couleurs se fondre puis le dessin perdre toute constance, les traits se relâchent, tout devenant un nuage ténu sur un feuillet fragile. La buée ambiante n'arrive pas à effacer une raie de lumière brute qu'envient, grelottant, un groupe de pauvres gens.
J'espère qu'il n'y a plus de fautes, j'aurais trop honte.
L'Obstinance
Non, disait l'Obstinance
La Dialectique
Ceux qui me connaissent savent déjà qui je suis, disait la Dialectique.
lundi 8 juin 2009
Aventure
J'ouvre un second blogue.
Il se trouve dans ls liens, sous le titre "Le Journal d'un Dermeste".
Il n'y a rien pour le moment, qu'un peu d'explications floues.
C'est tout.
jeudi 4 juin 2009
Gloire aux Mathoeufs
Aujourd'hui c'est la saint-Mathoeuf. Il est tant de faire le Grand Voeu de Joie pour les Mathoeufs, (GVJM), et le Grand Banissement des Méchants (GBM), avant d'enchaîner sur un Grand Pardon Concernant les Mathoeufs (GPM) et un Mathovider Noster (MP) ou un Stabat Matovider Dolorosa (SMD).
Je n'ai pas beaucoup de moyens en ce moment...








