samedi 2 février 2008
Barbes
Cela fait un mois et demi à peu près qu'au cinéma on vous parle du "dernier Tim Burton", que nos amis les gothiques nous parle du film en des termes élogieux et glorifiants, et que beaucoup d'avenirs socio-professionnels ont été changés en "Barbier", "fabricante de chaussons à la viande d'origine inconnue", ou encore "forain italien".
Mais soyons sérieux, un film reste un film, et il faut aimer les films sans en faire une lubie qui couvre tous les aspects de la vie; en d'autres termes, un film, c'est pas la vie.
Je suis allé voir ce film. Eh bien, lecteurs, eh bien... Ce film est une merveille. Pourquoi? car contrairement à d'autres films horribles, ici il n'est question nulle part de pureté, de virginité, de bonté... Ce film est profondément humaniste, car il met tous les hommes dans le même sac misérable. Ils sont tous à plaindre. Ces gens-là, voyez vous, sont les damnés, les réprouvés; ils sont tous sur la scène d'une odieuse cour des Miracles. La performance du barbier, ainsi que de sa commère d'infortune, c'est de rétablir un équilibre... Tous ceux qui avaient une chose sur la conscience meurent. Il en vva de même pour le cannibalisme des Londoniens, même s'il est métaphorique. On sait que les villes, les industries et les révolutions sont toujours de grands intestins, où les gens se mangent entre eux.
Une résurgence de la catharsis tragédique. Voilà, ce qu'il ne faut pas faire: ce film raconte un évènement, pas des généralités; il s'agit d'une tragédie. La révolution, pour se purifier, mange ses propres enfants...
Ce film est, en outre, d'une très grande beauté; ainsi, essayez de l'aller voir. Voyez aussi la version scénique de Sondhein. Les chansons sont elle même d'une très grande qualité, et la musique infernale.
J'ai fait ce portait hier, en pensant au barbier. C'est noir, n'est-ce pas? Oui. Problème cependant, hier il faisait sombre, et ce lmatin je me suis rendu compte qu'il ressemblait davantage à Franz Schubert un peu fatigué. Cela prouve bien que j'aurais put écrire n'importe quel article sur la musique classique, et qu'un dessin raté vaut mieux que tous les mensonges.
Selon nos sources, le barbier devrait ressembler davantage à cela;
Commentaires
c'est tout à fait Schubert vers la cinquantaine
Tout le monde en dit tellement de bien de ce film, faudrait que je pense à le voir un jour...
La dernière fois qu'on m'a forcé à aller au cinéma, c'était pour voir "300". On ne m'y reprendra pas.
Partimou: ou alors chopin vers la soixantaine.
Zetron: tout le monde sauf le nouvel Observateur
Abricot: il n'y a pas qu'une différence de quantité entre ce serial quilleur et les bonshommes du film gréco-américain.
Salut!
Bien vu ton analyse du film. Quand je suis allée le voir, je ne savais pas que c'était un Tim Burton (pourtant je suis une inconditionnelle) ni que c'était chanté. Je ne savais pas de quoi ça parlait non plus. Je devais être partie sur la planète Mars pour ne pas en avoir du tout entendu parlé! J'y suis allée parce que le titre me plaisait et parce que j'aime beaucoup Depp et Bonhman-Carter. J'ai tout pris en pleine figure et j'ai adoré! Au-delà du sujet que tu as parfaitement analysé je trouve que c'est une vraie performance que de l'avoir traité en film musical! C'est une idée sublime d'autant plus que Burton ne tombe jamais à côté ce qui aurait rendu certaines scènes vraiment ridicules. Non, là tout est millimétré et parfaitement pensé. Chapeau bas à ce réalisateur fou et génial! Et merci pour la justesse de ton analyse. Bon week-end. Véro
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