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Huhuhu

samedi 13 octobre 2007

John à Heksos(suite& fin)

J'ai dit que j'allais me faire violence en vous donnant à lire la fin de Johneries du pr. John; ce sera chose faite dans quelques instants.

Mais avant, j'annonçe que.... je conseille à tous les lecteurs la "Boitamou", ce blog libre de tout qui préserve l'anonymat et vous permet... de ne rien faire. Je vais la rajouter dans mes liens, lienlien. Bien . Envoyez la musique...

Sébastien était grand & maigre, d'une grandeur encore amplifiée par un impressionnant haut-de-forme noir et taupé qui rasait ses yeux. Ses yeux que d'ailleurs on ne voyait pas, cachés sous d'affreuses bésycles noires: ce monsieur craignait la lumière trop vive du soleil. Une redingote noire à col montant le faisait ressembler à un sinistre corbeau. Son visage pâle comme du papier à lettres était fendu d'une bouche qui ne dégageait aucune insanité, puisque le malheureux était muet.

Son frère jumeau lui ressemblait en tous points, quoi qu'un peut moins maigre peut être, et le visage plus rigide. Lui parlait, et c'était une horreur: forte aigue, celle des monstres dans les filmographes, un peu comme s'il respirait constamment un indiscible hélium.

L'instant qui permit à John de détailler les deux commis leurs offrit à la vue une scène de genre cocasse: Dans une chambre meublée avec goût, trois hommes s'ennuyaient: l'un lisait au fond d'un fauteuil, un autre, couché parmi les coussins, jouait à être un chat, et le dernier leur avait ouvert le battant à rideaux verts.

Ce bref tableau nous renseigne donc sur les inclinations philosophiques de ces trois hommes qui vivaient dans cet exquis appartement; de vrais épicuriens, jurant sur le mystique & sur l'élevé. Ils avaient du reste fait  partie du "club des Illuminés," association de personnages étranges & biscornus au possibles qui échangeaient en des lieux secrets moult théologies, philosophie complexes profilées comme eux.

Il advint bien des choses étranges* après que Martin, Otto et John  eussent été chassés de la ville par les deux commisssaires. En tous les cas, ils parvinrent aux pieds des Murs à la mi-janvier. Le pieds des murs est une vraie calamité, lorsqu'on y croise quelqu'un, c'est un des pires fous, ceux qui donnent à leur folie l'appui d'une réfléxion solide. Ils vont, ils viennent, déplacent leurs corps étiques de fatalistes péripatéticiens, assénant  aux passants cez qui a macéré dans leurs esprits morbides. Il faut en parles en détail.     Parmi tous ceux qui vécurent au plus mal la fermeture définitive de l'Urbanika sur le monde, il y avait deux groupes de philosophes principaux: les Quiets et les Inquiets. Les Inquiets moururent tous dans les années qui suivirent, assassinés, suicidés ou tout simplement évaporés. Les Inquiets croyaient qu'il y avait un moyen de franchir les murs, et vivaient des vies d'ermites mécaniques, le regard porté vers par-dessus les murs. Ils ruminaient de la physique, de la logique formelle, des mathématiques et de la mécanique, à la recherche de la manière de voler. Ils ne s'intéressaient par contre pas du tout aux gens, ni à leurs vies. Ils sont les auteurs de tant d'ouvrages navrants tels que "De la Vérité",  "Du rêve de l'homme", "Du Vol". Ouvrages qui du reste ne parurent jamais dans la capitale, vous pensez bien...

Les Qiets, eux, étaient aussi nommés "Résignés". Cette doctrine prédisait qu'il serait impossible de franchitr les Murs. Les gens là se firent si convainquants, que beaucoup de citoyens cessèrent de lutter, trouvant sans se le dire vraiment que ce n'était pas plus mal, que le monde avait simplement changé de limites. Les Quiets trouvèrent leur raison d'être en déambulant le long de la muraille: ils rabattaient les ardeurs de tout sot pensant que l'on pouvait sortir.*

Ainsi, l'on  ajouta à la solidité de l'édifice une solide croyance en son indestructibilité, et en le mal fondé du monde au-dehors.

John, Martin & Otto n'étaient pas des héros, pour sortir ils usèrent d'une porte, et cela leur sembla fort naturel. Ils furent à peine déçus du paysage outre mur.

Il est important de noter que, à l'origine, John n'avait pas eu l'intention de sortir  de la terre ceinte. Ils étaient venus en touristes, assez stupidement, voir comme tant d'autres les Limites du Monde Connu.

Quand, plus tard, John se rendit compte de la grandiosité de son acte,-c'était dix ans après à Tiktograd- il l'assimila à son passage chez M. Hamilcar. En réalité, il ne fit qu'être balancé par le hasard vers la seule porte que les Quiets avaient négligé de garder: la porte HHHHaute...

La potre haute était une porte ordinnaire. Elle était laide, mal faite, une porte de service; rien à voir avec les portails grandioses des grandes entrées. On montait à travers l'épaisseur du Mur par un petit escalier esquinté, humide et sombre. Le pavé est inégal, des vandales et des vauriens traçèrent des signes caballistiquessur les murs au crépit blanc. On débouche alors sur  un petit escalier de bois qui  longe le mur de l'autre côté, et qui mène à la nation libre de l'Erteneara. Bien sûr, John ne savait pas  encore qu'a Tiktograd, il allait devenir fou, mais il reste cependant ce genre de héros stupides qui s'est rendu les honneurs sortant d'un monde bizarre.

*1: Voir: "Entrechats, Sarabandes & Devenir des amis de John, ou pourquoi Otto finit par disparaître" (édition Plon).

*2L'intégralité de cette situation étrange est détaillée dans le "Stupidicon" de Chocrate (éditions de l'antique décorateur d'huîtres molles.

Posté par monsieure à 10:35 - Les Contes du Réfrigérateur - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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