dimanche 16 septembre 2007
John à Heksos
(On m'a fait la remarque: faites attention, ne pas lire le titre suivant: "De John à Heksos", Heksos n'étant pas une personne ou un état mental dérivé du nom d'un psychanaliste, Heksos est une ville. Gare!!)
Donc;
sa seule raison lui conseilla d'aller à Heksos: On disait que là-bas, étaient des psychanalystes. Fous, certes, comme les autres, mais qui, avec leur sens inné du dialogue, enclenchaient pour beaucoup-et contre rémunération parfois bien loin d'un salaire de souffleur de verre-un retour à la raison. John pensait mathématiquement que, tel que ses parents l'avaient fait, et tel qu'il était devenu -c'est à dire à moitié fou-, qu'il redeviendrait totalement lucide. Il ignorait cependant que la moitié d'une moitié était un quart, et que les plus éclairé des philosophes, passés entre les mains des plus éclairés des psychanalistes, gardaient un fractal morceau de folie. Certes, de plus en plus petit; mais toujours existant.
Mais les plaines qui entourent Heksos sont effroyables... Plus au Nord en étaient de plus effroyables encore, mais en Urbanika, il n'y en avait pas de plus terribles. Au loin on voyait les Murs, cette présence à laquelle chacun avait assimilé les limites de son propre cerveau. Vers le Ponant, une barre grise et mauve de nuit: les Docks Huileux, et la Mer Industrieuse.
Une mégapole apparut pourtant au loin, après des jours de marche. C'était Heksos, la plus grande ville du monde, et la plus noire.
Mais là étaient aussi les bureaux marquettés aux beaux meubles Louis XVIII, où s'ébattaient et débattaient les Psychanalistes.
Ce métier plus qu'ailleurs s'était rendu indispensable et la Caste Psychanalitique avait après la fermeture de l'Urbanika sur le monde gagné nombre d'adeptes.
La plus grande renommée en cette matière était Laurence Freud, qui avait étudié avec le professeur Estropal, qui lui même avait étudié avec Socrate, qui lui même tenait son savoir du Chat suprême, qui lui même s'était vu infusé ce savoir au cours d'un mémorable miracle par Newton Abrassoul, qui lui même, etc.
Cependant, en arrivant sans le sous pour ainsi dire, John ne put s'offrir qu'un piètre et et pâle petit bonhome. En regardant par les trous des cathédrales, il vit le monde qu'il allait quitter un mois plus tard, et le trouva élégant & scincère. C'étaient, au loin, des barres grises et sans style,à l'air grave & éternelles; Proche, des Haussmanniens sublimes avec un petit air impérial. Il y avait tours et clochers aigus, qui crayonnaient la ville d'accents baroques et praguiformes, à l'Est, on voyait de noires usines en brique, les toits comme sortis d'une chaîne de montage. Dans les rues en contrebas, un air de "Belle époque"; des dames aux
Ah, la Prochaine...
Commentaires
Il est tout à fait stupide de ne pas terminer ses
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